Dis moi qu'on refera le monde encore et encore

Dis moi qu'on refera le monde encore et encore
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Dis, c'était quand la dernière fois qu'on a refait le monde ? Ou du moins qu'on a tenté d'imaginer ce que pourrait être nos vies si le monde tournait en synchronisation avec nos envies ? C'était quand la dernière fois ? Ca me semble si lointain, comme si le temps s'était écoulé sans nous. Ca me manque, si tu savais. Une journée toi et moi, coupé du reste de la terre à ne penser qu'à nous.
Tu te souviens, on rigolait des autres souvent. Peut-être un peu trop certains jours. C'était pas pour blesser. Mais dans nos moqueries silencieuses, on soudait notre complicité pour les jours plus fades.
On a du vieillir un peu trop, puis que l'on a plus le temps de rien. On passe à côté de tout sans comprendre qu'un jour il sera trop tard. On court après quoi, puis que le bonheur est à nos pieds et qu'on est pas foutu de le regarder en face.
On est encore des gamins, même si les jeux d'adultes on connaît depuis longtemps. Et pourtant, on s'est auto-propulsé dans ce qu'on ne voulait surtout pas.
Elle est passé où notre innocence. Elle a du se faire la malle embarquant dans ses bagages notre complicité.
Dis, on refera le monde encore ? Comme avant, enlacées dans la pénombre à imaginer un monde adapté à nos désirs. Dis moi qu'on le refera encore, que même si on y croit plus autant qu'avant, même si certains de nos espoirs ont explosé en plein vol, même si la magie a perdu son charme, même si on s'est résigné à force de douleur et de sacrifice. Je sais bien que certains de nos rêves sont morts-nés, mais doit-on pour autant avorté des autres.

Dis moi qu'on continuera de temps à temps, à se permettre quelques moments hors du temps pour refaire nos vies. Parce que ça me manque tu sais, même si je ne te le dis pas souvent. Ca me manque cruellement.

Fais moi plaisir, trouve un créneau dans ton agenda, et inscrit vite...


Refaire le monde à notre sauce, sans changer les ingrédients, juste modifier le temps de cuisson.





Désolée de ne pas prendre forcement beaucoup de temps pour la déco...
# Posté le vendredi 30 mai 2008 10:13

La fin

La fin
Le goût de la fin est proche. Paraît que ton corps s'autodétruit. Les médecins ne comptent pas encore le temps qu'il te reste, mais un jour ça arrivera, sûrement plus vite que l'on ne le croit, sûrement plus vite que l'on ne l'espère.
Un jour, tu ne seras plus la, ton nom ne s'affichera plus sur mon portable, je ne pourrais plus espérer ces quelques instants que l'on vole à d'autres.
Je voies la crainte dans ton regard certains soirs, même si tu clames haut et fort, que mourir ça ne te fait plus peur.

Il est important que tu saches et surtout que tu n'oublies pas que...

S'il te faut quelqu'un à qui confier tes derniers espoirs, tes derniers mots, j'accepterais d'être celle qui les écoute
S'il te faut quelqu'un à engueuler avant de partir, parce que t'es trop jeune et que la vie a parfois oublier de te faire des cadeaux, j'accepterais d'être celle sur qui ta haine se déversera
S'il te faut quelqu'un sur qui reposer tes maux, j'accepterais d'être celle qui endosse ta souffrance.
S'il te faut un dernier ami à embrasser avant de t'en aller, j'accepterais d'être celle sur qui tes lèvres se poseront
S'il te faut une dernier histoire d'amour, j'accepterais d'être celle pour qui tu tenteras de retarder ton départ
S'il te faut une présence silencieuse, j'accepterais d'être celle qui t'accompagne sans mot
S'il te faut quelqu'un avec qui sourire, j'accepterais d'être celle qui te racontes ses meilleurs blagues.


Je serais la pour toi, jusqu'au dernier jour, s'il te faut quelqu'un pour te prendre dans les bras à ton dernier souffle, j'accepterais d'être celle la.

A contre c½ur bien sûr, parce que je n'aurais jamais envie de te laisser partir, mais je saurais pour toi, renoncer à certains de mes principes, vaincre ma peur des hôpitaux, pour être celle que tu auras besoin que je sois.
# Posté le mercredi 21 mai 2008 10:30

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Sors de ma vie, je t'en supplie, tant que tu es la tout est compliqué, dès que tu t'absentes j'arriverais presque à t'oublier.
# Posté le dimanche 18 mai 2008 19:07

Sans vous, je n'existe plus. Sans vous, les jours sont longs


Y'a trop d'hommes dans ma vie.

Trop d'histoires insensées qui ne mêment à rien.

Je dépasse l'amitié sans arriver à rencontrer l'amour, entre les deux, je trébuche jour après jour.

Je m'emmele les pinceaux pour esquisser des brouillons qui ne trouvent plus le chemin des ordures.

Je me perd dans leurs bras, je m'égare dans leurs mots.

Y'a trop d'hommes dans ma vie.


# Posté le jeudi 15 mai 2008 17:07

Jeu interdit

Jeu interdit
Elle a pas le droit de s'amuser de ce jeu la. Putain, c'est pas comme si personne ne l'avait prévenu, elle le sait, on lui a répéter des milliers de fois. Elle connaît les c½urs se brisant dans son sillage. Elle doit bien souvenir du mal que ça lui a fait la première fois, où elle a vu un homme se détérioré sous le poids de son charme, la déception dans ses yeux, lorsqu'elle lui a dit,

< tu te trompes sur moi, je suis pas capable de t'offrir ce que t'attends,
je t'ai donné bien plus de tendresse que je n'en possède,
l'amour n'est pas au rendez-vous, tu peux passer ton tour
>

Elle doit bien se rappeler, cet homme abattu qui a abandonné sa fierté et son honneur à ses pieds, pour quelques miettes de temps avec elle. Ou celui, à qui elle oubliait de rendre son sourire, qui depuis se noie dans ses larmes, puisqu'elles coulent à flot, jour et nuit. On n'oubliera pas de citer, celui qui avait osciller entre vie et mort pendant des mois, ne pouvant plus survivre sans sa présence.

Elle peut pas avoir oublier tout cela. Pourtant, elle continue son jeu sordide. Intentionnellement ou non, la n'est plus la question. Le suivant s'engouffre à vive allure, sans même savoir qu'au bout du chemin, il n'y pas d'issue. Quand il sera déjà trop tard, quand il l'aura dans la peau à ne plus pouvoir s'imaginer sans elle, quand il pensera que l'amour putain ce que c'est bon, elle le regardera de son air le plus tendre, et sortira de sa poche arrière gauche un panneau stop, fin de la partie, game over, t'as perdu, et pas la peine d'essayer de rajouter quelques jetons dans la machine, elle te recrache les sentiments à la gueule.

Elle a pas le droit de s'amuser à ce jeu la. Parce que oui, elle s'est fait avoir par des hommes avant, parce que oui, elle a parfois mangé plus de poussière que de légumes, parce que oui, le c½ur arraché, et l'âme en bandoulière, elle sait de trop comment s'est lourd à porter, parce que oui, des connards dans sa vie, ça déborde de tous les côtés, parce que oui, malheureusement, par inattention elle a donné son c½ur à l'un de cela, et il a bien respecté ses habitudes, il l'a piétiné, jusqu'à qu'il ne reste plus rien.

Alors oui, elle a peut-être de quoi trouver quelques esquisses d'excuses. Mais, elle a pas le droit quand même, de jouer avec le c½ur, avec la vie, de tous les autres.

Certains ont osé lui demandé comment elle pouvait encore se regarder dans un miroir après toute cette casse qu'elle abandonne sur son passage. Mais, mademoiselle, ne s'est pas démontée. Figurez vous, qu'elle fait comme tout le monde, elle se plante devant le miroir, et elle ouvre bien grand les yeux. Bien sur, le reflet n'est pas terrible, elle a même parfois du mal à se reconnaître dans ce regard froid, mais c'est toujours moins difficile que les larmes qui se perdaient continuellement avant sur ses joues.
# Posté le samedi 26 avril 2008 08:46