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J'ai un fantôme à la place du c½ur, en souvenir d'un muscle qui bat désormais sans moi



des mots encore et encore en construction

# Posté le mercredi 26 août 2009 17:17

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Les temps de crise, les orages emmêlés au tempête, qui s'enchaînent sans laisser une demi place aux éclaircies, c'est mon domaine de prédilection. Dans les jours gris, j'excelle. Un sourire en coin, des ondes positifs comme seuls armes, je vaincs les idées sombres, j'abats les barreaux des prisons dans lesquelles je m'enchaîne. Combattre la tristesse me maintiens en vie, parce qu'il y a une raison de survivre, de s'accrocher, parce qu'une fois que l'impression de tout avoir perdu me colle à la peau, j'effleure du doigt l'invincibilité. Quand il ne me reste même plus de gouttes de pluie en réserve, je m'imagine ph½nix, et mes rêves ont le goût de réalité. Après avoir dégringolé tant et tant d'échelle, à tel point que mes genoux ont gardé à vie la marque du goudron, j'ai apprit à rebondir une fois la tête écrasé au sol.
Je préfère les clins d'½il de la vie lors d'intempéries, plutôt que l'ensoleillement durable. Frôler le bonheur du bout les lèvres, je sais pas faire, le mode d'emploi ne m'a pas été fournit à la naissance. J'ai la peur des jours heureux comme d'autres suffoquent à l'idée de croiser un fantôme. Alors, je détruis de belles histoires avant qu'elle n'est eu le temps d'éclore. J'anéantis les germes de futur heureux.
Et je fuis. Chaque fois un peu plus loin, puis que je n'ai pas trouvé comment me fuir assez fort.

# Posté le samedi 25 juillet 2009 17:15

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 17:27

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J'ai cherché des alternatives à une voie sans issue, parcouru des centaines de dictionnaire à la recherche des mots qui sauvent, pourtant le seul synonyme que j'ai trouvé à l'amour porte ton nom. J'ai cherché une alternative à toi, une potion de conte de fée pour apprendre à supporter ton absence, parcouru des milliers de livres à la recherche des recettes qui permettent l'oubli, pourtant le seul remède que j'ai trouvé à la vie porte ton nom.



Je jongles avec les mots à longueur de journées comme d'autres envoient des notes aux cieux. Mes maux s'effacent au travers des syllabes que je disperse au quatre coins de ma vie. Pourtant la solution n'est peut-être pas la puisque nos souvenirs dessinés à l'encre de métaphore ne suffisent plus à retenir l'espoir d'une conjugaison parfaite. La vérité est différente, puis qu'il y a toi, un peu plus loin moi et un nous fuyant qui ne sait comment exister.
Nos erreurs sont tatoués sous ma peau, mes analogies ne parviendront pas à gommer ces ratures qui entravent nos ardeurs. La page est saturée de fausses notes qui détonnent sur ma fierté, et quand bien même, j'encaisse les pertes, pour tenter de faire vibrer la symphonie à notre rythme, elle ne peut que trébucher sur les cadavres que l'on abandonne en dehors des placards. En demi-teinte, j'esquisse des portraits du bonheur pour les offrir à d'autres.
Tu tues l'espoir chaque fois un peu plus fort, pour ne le rallumer qu'à la lumière des soirs maussades. Notre avenir est mort-né, on lui a volé ses chances d'exister. On aurait dut avorter de nous avant même de se rencontrer, à défaut de ne pas savoir s'aimer en plein jour, on aurait éviter les dégâts collatéraux, puis que pendant qu'on flanche vers l'indécence, c'est d'autres qui trinquent de nos erreurs.
J'ai honte de nous, de ce que l'on ne sait pas être, de la facilité avec laquelle on utilise ceux qui nous entourent pour jouer plus fort encore, sans se soucier de ceux qui tombent sous le poids des coups au c½ur que l'on se donne. Je ferais partie de ceux la, un jour aussi, abandonnée sur un champ de bataille que t'auras déserté pour une autre, noyée sous l'effluve des sentiments illégaux, mon naufrage, t'es dédiée, il portera la marque de la parenthèse que l'on s'offre parfois, puisque notre histoire n'est qu'une suite de point de suspension...mon agonie sera lente. Je garderais malgré tout ma pudeur pour ne pas venir gémir à tes pieds pour un regard de plus, j'apprendrais à être celle dont tu ne veux pas ou dont tu n'as peut être jamais rien voulu.





Il n'est pas tout à fait comme j'aurais souhaité, peut être que d'autres modifications interviendront.


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# Posté le mardi 03 février 2009 06:22

Soirs d'été et d'hiver

Soirs d'été et d'hiver
Pour vous tenter de vous expliquer comment j'ai atterrit à l'autre bout de monde, je suis obligé de vous raconter mon histoire, la notre histoire plus précisément, mais le c½ur n'y est pas. Je devrais commencer par vous parler d'un soir d'été, il y a quelques années, la première fois où l'on a laissé nos c½urs l'opportunité de s'emballer, comment on a gommé les frontières et abattu les barrières. Il ne faudrait pas négliger les étoiles naissant au-dessus de nos têtes, ni le vent qui nous a rapproché. Je serais contrainte de vous dévoiler comment de cette douce soirée est née la plus grande tendresse humaine. J'aurais aimé vous compter la plus belle histoire d'amour, mais l'illusion est depuis longtemps dépassée, alors soyons sincères, ce n'est pas une belle histoire d'amour, ni même une petite histoire d'amour, ce n'est qu'une jolie histoire, puisque l'amour on l'a toujours laissé aux autres. C'est un soir d'été que tout a commencé. Et je serais resté la, survivant uniquement dans ces instants d'affections volés à l'éternité, si cela avait put suffire à notre bonheur, mais les soirs d'été ont un jour laissé place à un soir d'hiver, un de ceux sans charme, où le soleil a déserté alors que même la neige a perdu sa magie. J'ai jamais aimé l'hiver, et cette hiver restera certainement le plus douloureux. J'aurais put prendre le froid pour excuse et venir me blottir au creux de ses bras, mais le c½ur n'y étais plus, vivre en demi-teinte à ses côtés, un pas dans sa vie, l'autre à l'écart, je n'y arrivais plus vraiment. Je ne vous parlerez guère plus de ce soir d'hiver, l'empreinte de nos au revoirs me colle encore trop au c½ur, je vous avouerez juste que c'est de mes mots que la distance entre nos corps est née, notre osmose était éphémère, tenter d'enchaîner une harmonie volatile, c'était briser la magie à coup sur. Je serais restée la, si j'avais pas tout détruit, mais ne plus l'avoir, c'était autant invivable que l'avoir à moitié.

De notre soir d'été où l'on s'est découvert, à notre soir d'hiver où l'on s'est abandonné, il y a eu des centaines de soirs hors saison où l'on s'est perdu dans les méandres de la tentation, repoussant les limites au bord du gouffre, lové dans les bras l'un de l'autre plus par peur de la solitude que du froid environnant. Quitte à choisir je ne retiendrais que ces soirs hors-saison, où le temps s'abstenait un moment de s'écouler pour nous permettre de vivre pleinement en synchronisation avec nos envies, au rythme de nos battements de c½ur. Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais ils appartiennent désormais à mon passé. C'est à cause d'eux que j'ai finit par prendre, le premier avion pour le bout du monde, la dernière chance de vaincre le souvenir de nos soirées. Me voila ici, seule, dans un aéroport désert, un soir quelconque, essayant de dépeindre le pourquoi de toutes ces larmes ruisselant sur mes joues.


Un texte que j'ai déposé sur le blog de mot-d-artiste suite au thème lancé : "un soir d'été ou un soir d'hiver".

# Posté le lundi 01 septembre 2008 08:35

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Ce soir, je vends mon âme au diable puis qu'il ne me reste plus que cela pour me rappeler tout le vide que t'as laissé. Mon corps usé, parcouru par tant de mains salis ne sait même plus à qu'il doit ressembler. De toute façon, entre la salope et la putain, tout n'est qu'une question de pognon. Et l'argent, je n'en ai que faire, puis que le bonheur ne se trouve plus en magasin. Paraît que ce n'est ni la faute des soldes, ni le capitalisme, ni la surconsommation, paraît juste qu'ils ne l'ont jamais eu en stock. J'ai tenté le marché noir, paraît qu'on trouve tout la-bas, même ce qui n'existe plus, mais leurs rayons d'espoir sont désespérément vide. On raconte que la marchandise est bloquée quelque part, une sorte d'embargo sur le bien-être ordonné par un homme blessé dans son orgueil.
Je vends mon âme, puis que mon c½ur a perdu la direction, puis que mon corps a été trop offert. Je demande pas d'argent, puis que je n'ai jamais compris la distinction imposée entre celui qui se voulait propre et celui qu'on proclamait sale. Je me demande pas plus d'amour parce que je n'ai jamais eu l'opportunité d'en comprendre le mode d'emploi. Peut-être un peu d'affection, si le diable s'en souvient.




# Posté le jeudi 10 juillet 2008 08:19